Patrick Twagirayezu
Patrick est étudiant en 3e année à la Faculté de common law de l’Université d’Ottawa. Il est le directeur administratif à Inter Alia.

Cette année, la faculté célèbre les 40 ans du Programme de common law en français (PCLF) et les 10 ans du Programme de droit canadien (PDC). Depuis leur mise en œuvre, ces programmes ont permis à grand nombre d’étudiants et étudiantes d’entreprendre une formation juridique en français. Bien que ces étudiants et étudiantes soient regroupés par une langue commune, leurs parcours et perspectives par rapport à cette langue se dotent d’une diversité redoutable.

Sans prétendre à une quelconque exhaustivité, Inter Alia s’est donné la tâche de raconter ces histoires avec une série de témoignages parvenant des étudiants et étudiantes. Cette série inclura également la perspective des membres du corps professoral de l’Université d’Ottawa, de même que des membres de la communauté juridique au large. Le but ultime est de démontrer l’incroyable impact de ce programme sur nombreuses vies.


 

Le doyen intérimaire sur les 40 ans du PCLF

Le Programme de common law en français est né il y a 40 ans d’une intuition fondamentale : les Franco-Ontariens doivent pouvoir accéder à la justice dans leur langue maternelle. C’était – et ça demeure toujours – une question d’égalité et de dignité pour cette communauté vieille de 400 ans qui ne sait pas mourir (pour reprendre la formule de Louis Hémon). Quatre décennies plus tard, la vocation provinciale du PCLF s’est transformée en impératif national. D’un océan à l’autre, les communautés d’expression française en situation minoritaire revendiquent au sein du Canada les droits et les institutions qui leur permettront de s’épanouir et d’assurer leur propre pérennité. Aujourd’hui, c’est toute la Francophonie canadienne – dans toute sa riche diversité – qui est représentée au PCLF, tant chez les étudiants qu’au sein du corps professoral. Depuis 1977, le PCLF a fait plus de 1800 diplômés qui desservent leurs communautés et l’administration de la justice dans les deux langues officielles du Canada. Ensemble nous formons une grande famille, unie par notre langue commune et par les expériences formatrices inoubliables que nous avons partagées au cours de notre passage au PCLF. En tant que doyen (par intérim), professeur et fier diplômé du PCLF (2000), je m’enorgueillis de mon affiliation à la famille du PCLF et des liens de collégialité et d’amitié que celui-ci m’a permis de forger.

Pour voir les témoignages des étudiants et étudiantes de la Faculté de common law, cliquez ici.

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